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Mercredi 25 Avril 2018

Salle de Presse

Un rapport du PNUD examine les principaux facteurs de ralliement des jeunes africains aux groupes extrémistes

Tuesday 7th of November 2017
justice pour mineurs dans le monde

Le dénuement et la marginalisation, entretenus par une gouvernance faible, sont les principales raisons poussant les jeunes africains à se tourner vers l’extrémisme violent, selon une nouvelle étude détaillée du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) qui a été présentée à Bruxelles le 23 octobre. L’étude fait la synthèse des conditions et facteurs qui influent sur la dynamique du processus de radicalisation incitant certains jeunes africains à se tourner vers des groupes extrémistes. 


Se fondant sur des entrevues auprès de 495 recrues volontaires d’organisations extrémistes telles que Al-Shabaab et Boko Haram, l’étude a également révélé que les perceptions d’actes de violence ou d'abus de pouvoir de la part de l'État constituent souvent l’élément déclencheur de la décision d’un jeune de rejoindre un groupe extrémiste.

L'étude fait ressortir le portrait d'un individu frustré, marginalisé et négligé tout au long de sa vie, et ce depuis l'enfance. Doté de peu de perspectives économiques ou d’opportunités de participation civique qui pourrait mener à un véritable changement, et ayant peu confiance dans les capacités de l'État à assurer les services de base ou à protéger les droits de l'homme, un tel individu pourrait, semble indiquer l'étude, basculer dans l'extrémisme s’il est témoin ou victime d’un abus de pouvoir supposé de la part de l’État.

L’étude souligne plusieurs recommandations politiques pour répondre à l’extrémisme violent en Afrique. Une des recommandations principales de l’étude est d’encourager les états à respecter leurs engagements internationaux en en matière de droits de l’homme et adopter une approche fondée sur les droits humains dans leurs réponses militaires en matière de contre-terrorisme. La recherche attire l’attention sur les points d’entrée importants en termes de programmes pour contrer l’extrémisme, tels que se servir au mieux de l’enseignement religieux comme source de résilience et soutenir les dirigeants traditionnels religieux qui défient les interprétations erronées de l’Islam et qui prêchent la tolérance religieuse.

L’étude souligne aussi l’importance d’inclure des organisations locales de confiance en tant que « messagers » pour des programmes qui luttent contre l’extrémisme : « ce dont nous sommes absolument certains est que dans le contexte africain, le porteur du message contre l’extrémisme est aussi important que le message en soi » affirme M. Mohamed Yahya, coordinateur régional de programme au sein du PNUD.

L’étude souligne le besoin de créer de véritables voies de sorties de l’extrémisme, surtout pour les jeunes. L’étude recommande l’augmentation de programmes d’amnistie et d’autres opportunités de sortie pour les recrues désabusées et l’investissement dans des stratégies de réhabilitation et réintégration compréhensives. À la présentation officielle de l’étude, Mme Ilwad Elman, directrice des programmes et du développement au Elman Peace and Human Rights Centre, a présenté quelques-uns des programmes que son organisation met en œuvre afin de réhabiliter les jeunes impliqués dans des bandes armées en Somalie.

Picture Credits: Bruno Mariani, The Press Club Brussels Europe


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